01/05/2006
Il
y a des périodes ou on y prend gout et on se met a écrire souvent, et puis
parfois ca passe a l'as et on oublie un peu, et c'est pas plus mal comma ça.
J'ai
passé pessah a lyon, un petite douzaine de jours reposante et gastronomique
(merci maman...).
J'ai
acheté un super disque: "Grand Corps Malade -Midi 20", voila un type
qui fait vivre le slam et écrit des textes qui valent vraiment le détour...
J'ai
lu a la suite deux livres qui n'ont apparemment rien a voir: Faranheit 451 e
Bradbury, et 99 Francs de Beigbeder. En dehors du fait que je vous les
recommande vivement, j'ai eu l'impression qu'ils me donnaient un éclairage l'un
sur l'autre. Bradbury disait qu'il y a plusieurs façons de bruler les livres,
et meme s'il n'y plus d'auto dafés, je crois qu'on les brule en nous rendant
incapable de les lire, en nous abrutissant et en nous arnaquant avec toute
cette pub que décrit si bien Beigbeder. Aujourd'hui, n'est valable que ce qui
est rentable, regardez la disparition progressive des emissions culturelles,
car on est pas 100% sur que ca va marcher tout de suite, regardez comment on
nous vend un bonheur immédiattement consommable, comment on ne prend plus de
risques, comment on nous anesthésie, regardez le monde actuel tel que décrit
par beigbeder, et vous comprendrez que celui de bradbury n'est pas loin.
Et
puis a peine revenu devacances on se (re)lance dans les préparatifs de la
soirée a jury.
Et
voila qui valait le coup de s'y investir, je me suis senti a certains moments
un peu comme a ma période tres associative d'il y a qques années, bcp
d'investissement, peu d'heures de sommeil et un joli projet a l'arrivée.
Effectivement
le self ressemblait a une boite de nuit dans le noir, avec les lights disco,
l'enorme sono et les tables de mixage. Un excellent punch consta, bien dosé et
dont tout le monde a un peu abusé, et une chouette ambiance jusqu'a une heure
bien tardive. Bientot quelques photos.
Et
me revoila dans ce triste appartement, tout seul une fois de plus, a écrire un
petit mot a qui voudra bien le lire.
Je
me relance dans une période de plein boulot: un mémoire, un cas clinique, des
réunions de synthèse, une future publication énorme(bon ce ne sera pas
l'american journal of psychiatry, mais ca vaut le coup quand meme), et
evidemment une autre soirée a organiser... tout ceci etant bien sur en retard,
et se surajoute aux affaires courantes...
Bon
je suis crevé, et j'espère que la garde sera calme.
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23:40:09
09/05/2006
Je
m'en suis rappellé vendredi, nous étions le 5 mai. Mais qu'y a t il le 5 mai,
qu'est ce qui s'est bien passé un 5 mai. Et puis je m'en suis rappellé, c'était
il y a quelques années, le 5 mai
On
a beaucoup retenu le premier tour, ce jour funeste ou le candidat d'extreme
droite le pen passait au second tour, devancant le candidat socialiste jospin
de 180 000 et quelques voies. On l'a tellement retenu que maintenant on a juste
besoin de dire 21 avril, sans préciser l'année, et on sait de quoi on parle. Et
puis le deuxième tour, et puis 4 nouvelles années de Mr chichi, et que
d'echecs, mon D.ieu, que d'echecs. Ne comptons meme pas l'acharnement a
maintenir Raffarin, et tout ce qui s'est passé a ce moment la, mais rien que
sur les derniers mois: le président qui se lance en dépit du bon sens dans une
tentative d'explication de la tentative de constitution pour l'europe alors
qu'il n'est deja pas haut dans les sondages, quelques mois plus tard les
banlieues qui brulent, 3 mois apres l'enorme affaire du CPE avec une crise
quasiment sans precedent et un entetement du pouvoir incroyable, et terminons
avec l'affaire clearstream, que personne ne comprend mais qui apparemment
brasse encore des millions d'euros de magouilles et des hommes politiques
corrompus. Le président n'a pas de poigne, soit il s'entete, soit il laisse
d'autres s'enteter. Il ne désigne pas clairement de successeur, et laisse se
jouer la bataille. Personne ou presque ne conteste son echec quasi total.
Alors
évidemment, certains se disent que si la situation du 5 mai se reproduisait,
ils ne revoteraient pas chirac, d'autres regrettent amèrement de l'avoir fait.
On pourrait penser qu'il y a de quoi au vu des résultats, mais a mon avis,
ces deux catégories se trompent. Evidemment que la suite n'a pas été
franchement positive, évidemment que le président n'a pas su se rappeller qui
l'avait élu. Mais tout ce qui compte, c'est que le mai, 82 % des votants,
aient voté pour "l'autre" et pas pour le pen, que des millions de
personnes, aient voté pour "l'autre"un type qui ne représentaient pas
leurs idées, mais qui étaient face a un intolérable personnage aux idées
nauséabondes.
Voila.
J'espère
que le cas ne se représentera plus mais en tous cas je saurai quoi faire.
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18:31:37
Déborah
Ton
texte est très bien écrit!!!!J'aurai pas fait mieux!!!Il est sympa ton blog!
A
bientot
Déborah
09/05/2006
19:55:28
14/05/2006
Je
ne sais pas pourquoi j'écris cela car des tas de gens ont du ecrire la dessus,
mais c juste un truc qui m'est venu comme ca. Freud, le grand Sigmund, grand
révélateur de nos pulsions, celui qui osa parler de sexualité infantile, et
donna une étiquette sexuelle a toutes nos nevroses, a appellé l'instance qui
produit les pulsions le "ça". Ce qui m'étonne, c'est que si on y
réfléchit bien, les pulsions les pls primaires, les plus animales, les plus
répréhensibles (le meurtre, l'inceste), sont enfouies au fond de nous même.
Ainsi, je m'étonne de les appeller "ça", car le mot "ça",
s'utilise pour quelque chose que l'on désigne, que l'on montre, qui est donc
exterieur a nous, et il me semble qu'en allemand "das es", c'est
pareil. Y aurait il, malgré cette envie de révéler nos pulsions, une volonté de
nous déculpabiliser, en nous disant que toutes ces choses refoulées, on peut
les montrer du doigt, que c'est "ça", que ce n'est pas
"moi", et au moi au niveau sémantique, pas vraiment en moi?
En
réalité ces pulsions font un peu le noyau de a personne, son essence intime, et
profonde, constitutif de l'essence de sa personne, indécrottable, indétachable.
Si ça avait été mon idée je les aurait peut-être appellé le
"moi-même", histoire de bien le souligner.
Bon,
je précise que je n'ai aucun avis en ce qui concerne le sur-moi, mais je vais y
réfléchir.
En
plus il va se faire tard...
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00:18:58
25/05/2006
Je
viens de finir un excellent livre: windows on the world de Frédéric Beigbeder.
Le thème est le devenir de ceux qui étaient au dessus de étages pulvérisés par
l'avion lors de l'attentat du 11/09/2001. Il y a des choses auxquelles je
n'avais jamais réellement pensé au sujet de cet horrible événement. Par exemple
tout bêtement quel'avion avait precute la tour jusqu'a la hauteur du 92 eme
etage je crois, et que donc il y avait plein de monde au dessus, 20 étages de
personnes qui sont restées presque toutes vivantes mais en enfer, jusqu'a
l'effondrement des tours, 102 longues minutes après l'impact. Et notamment les
clients du windows on the world, le restarant du 107 ème etage.
En
fait ce sont eux les principales victimes, ceux des 70 premiers étages ont
presque tous survécu. Personne ne sait vraiment ce qu'ont vécu ceux de dessus,
et Beigbeder essaie de l'imaginer. Bref c'est un roman qui fait étrangement
froid dans le dos, et très documenté, avec bcp de détails de
réalité, sur le peu de témoignages qu'on a, et sur les aspects horriblement
techniques de cette catastrophe.
Je
pensais juste a un truc, a un moment Beigbeder annonce cette étrange vérité:
tout le monde sait ce qu'il faisait le 11 Septembre 2001. Je crois que tout le
monde s'en rappelle en effet. Alors j'aimerais bien que dans les commentaires
de ce post, chacun raconte sa journée du 11 septembre et comment il a appris
l'événement. Témoignages en hommage aux victimes, ce n'est pas grand chose. Je
posterai aussi un commentaire pour raconter mon 11 Septembre.
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11:55:15
Phil
Moi
le 11 septembre 2001, je me souviens. J'étais devant mon ordinateur en train de
m'escrimer a taper mon mémoire de psychobiologie qui parlait du sommeil.
Passionnant sujet et pas du tout soporifique contrairement a ce qu'on peut
penser. D'autant plus que j'étais en retard dans sa rédaction, que je devais le
rendre en septembre, session de rattrappage, parce que je bosse toujours dans l'urgence
évidemment. Bref il me restait quelques jours pour elucider cette passionnante
question: pourquoi parfois on se reveille avant son reveil. Et un ami m'appelle
de Paris, un vieil ami du bureau de l'uejf, alors moi surpris "tiens ça
va?, Ca fait longtemps!" Et lui, "mais tu n'as pas entendu? allume ta
télé, un avion est entré dans le world trade center" "le
quoi?" "a New york, un attentat, y aurait plusieurs milliers de
morts, allume ta télé..."
Et
j'ai allumé la télé, juste pour voir le deuxième avion rentrer dans la tour. Et
ces journalistes qui ne disaient rien en remplissant le vide par leur blabla
insignifiant, parce qu'ils n'y comprenaient rien non plus. Et puis ces images
qui tournaient en boucle. Et je suis resté hypnotisé par ces images, un bon
moment, je ne sais pas combien de temps.
Le
soir on avait une réunion pour parler de nos affaires de négationnisme a lyon.
Et ca m'a été difficile de parler d'autre chose que de cet espece
d'electrochoc, unique en son genre. Mais c'etait quand même bien de faire une
"réunion", j'avais besoin de voir du monde, de me prouver qu'ils
etaient la, que ca continuaient a vivre. J'aurais voulu voir un maximum de
monde, je n'avais pas envie de rester seul.
Voila.
25/05/2006 23:04:50